Histoire

Histoire de Chaponval, quartier de la ville d’Auvers-sur-Oise - (95430)

Histoire du quartier de Chaponval, situé entre le hameau du « Valhermeil » et le quartier « Les Rémys » qui appartient à la ville d’Auvers-sur-Oise - (95430).

Suite au désastre de Sedan en 1871, les autorités imposent de détruire les ponts sur l’Oise afin de retarder au maximum les troupes Prussiennes : le pont ferroviaire de Chaponval est miné le 15 septembre puis le pont routier dès le lendemain. Dès le 18 septembre, la 6e division de cavalerie et la 3e division d’infanterie Prussiennes sont à Pontoise.

Histoire de Chaponval, quartier de la ville d’Auvers-sur-Oise - (95430).

Auvers-sur-Oise

Histoire d’Auvers-sur-Oise - (95430)

Histoire de la ville Auvers-sur-Oise - (95430).

Les origines.

L’origine du nom de la commune provient soit d’Alvers, nom d’origine celtique indiquant sa situation géographique, soit du patronyme gaulois Arvernus, soit des deux mots are (devant) et vern (aulne).

Habité depuis l’époque mérovingienne comme l’atteste la découverte de nombreuses sépultures, le lieu est cité pour la première fois dans une charte du début du IXe siècle. Dans cette charte de janvier 832, l’abbé Hilduin partage les terres entre les religieux et lui-même. Charles-le-Chauve confirme ce partage dans une charte du 19 septembre 862 à Compiègne, et l’existence d’un pont à Auvers est mentionnée[4]. Ce pont fut détruit en 862 par les Normands, puis reconstruit sur ordre de Charles-le-Chauve, puis finalement de nouveau détruit lors de l’attaque de Pontoise et du long siège de Paris par les Normands en novembre 885. À cette époque, le village est possession des comtes du Vexin. Le roi de France Philippe Ier en hérite à la fin du XIe siècle. À cette époque, seule la partie comprise entre le Valhermeil et les Vallées était habitée.

Auvers appartient ainsi au XIIe siècle à Louis VI le Gros qui, en 1131, donna l’église à l’abbaye Saint-Vincent de Senlis qui la conserva jusqu’en 1790. À la mort du roi en 1137, sa veuve, Alix ou Adèle de Savoie, se retira à Auvers dans le manoir royal situé derrière l’église. Le village fut, par la suite, cédé à Richard de Vernon par le roi Philippe-Auguste en échange de la châtellenie de Vernon et du domaine de Longueville avant de redevenir la propriété de la puissante abbaye de Saint-Denis par le biais de plusieurs donations successives du XIVe siècle au début du XVIIIe siècle. Le village entra finalement définitivement dans le domaine royal.

Au cours de la guerre de Cent Ans, Auvers subit le même sort que tout le Vexin français : les châteaux forts pouvant servir de refuges à l’ennemi sont détruits sur ordre de Gasce de Bonconvilliers, gouverneur militaire de Pontoise - on peut supposer que le château seigneurial des Vernon à Auvers a subi ce même sort - et les villages sont désertés par leurs habitants fuyant se réfugier à Pontoise ou L’Isle-Adam avant l’arrivée des Anglais, effective en 1356, qui pillent et saccagent alors le pays tout entier[5].

XVIIe et XVIIIe siècles

Auvers-sur-Oise vers 1780 (Carte de Cassini)

L’hiver 1607-1608 fut particulièrement rigoureux pendant deux mois : la plupart du bétail n’y survécut pas. Deux autres périodes intenses de froid eurent les mêmes conséquences en 1768 et 1774. Une épidémie de peste éclata à Auvers au printemps 1637. Elle reprit l’année qui suivit alors que Pontoise subissait la grande peste. On releva soixante-sept décès dans l’année. Selon Pihan de la Forest, Auvers comptait en 1728 deux-cent-soixante-quatorze feux, soit huit-cent-trente-trois habitants. Des chiffres sans doute plus fiables issus des registres nominatifs du prieuré donnent en mai 1780 mille-quatre-cent-quarante habitants au total, répartis comme suit : cent-trente-deux à l’église, quatre-vingt-quinze aux Vallées, cinquante-huit rue Callé, quatre-vingt-quinze rue Roger, deux-cents rue Boucher, vingt-deux à l’Ormetel, cinquante-deux aux Vaissenots, cent-quatorze rue Rémy, quatre-vingt seize aux Remys, trente-six à Fours, quatre-vingt-trois au Gré, quatre-vingt-onze à Chaponval, cent-cinquante-deux au Valhermeil, soixante-dix-neuf au Moncel, quarante à Cordeville, cent-quatre-vingt-quatre à Butry et neuf à Claibois[6].

XIXe siècle

La grande épidémie de choléra qui sévit à Paris en 1832 frappe également Auvers, essentiellement l’ouest de la commune : on y compte vingt-trois décès pour le seul mois de mai. Le déplacement du cimetière, alors situé autour de l’église, est envisagée pour des raisons sanitaires, mais reste sans suite faute de moyens. Le choléra fit de nouveau son retour en 1849 et 1854[7].

En 1843, la commune prend le nom d’Auvers-sur-Oise.

Le 14 juin 1846, est inaugurée la ligne ferroviaire de Paris à Lille, créant une relation directe vers la gare du Nord et Paris à raison de quatre à cinq relations quotidiennes en environ une heure de parcours. Cette nouvelle ligne, ouverte aux voyageurs le 20 juin, et ses locomotives à vapeur amènent les Parisiens avides de parties de campagne et de canotage[8]. La gare, ainsi que la gare de Chaponval (inaugurée en 1886), est aujourd’hui desservie par le Transilien. En 1860, le peintre Charles-François Daubigny amarre son bateau-atelier, Le Botin, sur les berges de l’Oise au pied du village. Très vite, ses amis peintres viennent lui rendre visite.
La commune subit plusieurs crues de l’Oise causant d’importants dégâts en décembre 1836, février 1859 (crue de plus de trois mètres) et janvier 1861[9].
Carte de France dite d’État-Major, vers 1870

Suite au désastre de Sedan en 1871, les autorités imposent de détruire les ponts sur l’Oise afin de retarder au maximum les troupes Prussiennes : le pont ferroviaire de Chaponval est miné le 15 septembre puis le pont routier dès le lendemain. Dès le 18 septembre, la 6e division de cavalerie et la 3e division d’infanterie Prussiennes sont à Pontoise. Les troupes ne campent pas à Auvers mais viennent fréquemment procéder à des réquisitions, essentiellement de produits agricoles (avoine, paille, foin), mais parfois également d’attelages, situation rendue encore plus difficile par la rigueur de l’hiver 1870-1871. Le retour des troupes en Prusse provoqua le passage de nombreuses troupes et l’occupation du village du 18 mars au 7 juin 1870[10].
Dans la nuit du 26 au 27 décembre 1887, le pont d’Auvers, réédifié quatorze années auparavant, s’écroule brutalement sans raison apparente, probablement usé par les nombreux chariots de pierre. Cette situation impose alors aux habitants de longs détours par Butry ou par Pontoise durant deux ans[11].

Vincent van Gogh arrive à Auvers en mai 1890, invité par le docteur Paul Gachet afin d’y suivre une thérapie. Le 26 juillet 1890, il tente de se donner la mort en plein champ avant de mourir trois jours plus tard le 29 juillet 1890 dans sa chambre de l’auberge Ravoux.

Le XXe siècle

Entrée d’une ferme à Auvers vers 1900

Durant le XXe siècle, Auvers-sur-Oise a connu un développement pavillonnaire comme la plupart des communes voisines de la vallée de l’Oise, l’essentiel de la bande de terre d’environ 500m de largeur moyenne, limitée d’un côté par l’Oise et de l’autre par la falaise du plateau du Vexin est ainsi largement urbanisée à la fin du XXe siècle. Cette densification ayant été assez progressive et respectueuse du site, la commune conserve ainsi en l’état la quasi-totalité des sites peints par les impressionnistes. Ces sites ainsi que les tombes des frères Van Gogh ont attiré les touristes depuis plus d’un siècle ; mais aucun aménagement touristique important n’ayant été mis en œuvre, ce tourisme assez limité ne profitait que bien peu à la commune et à sa région.

La municipalité, aidée par le Conseil général du Val-d’Oise a mis en œuvre au début des années 1990 un vigoureux plan de développement touristique, consistant en un renforcement des services de l’office de tourisme, la restauration et l’ouverture au public de l’auberge Ravoux, lieu de séjour et de décès de Vincent Van Gogh, la restauration et la création d’un parcours spectacle au temps des impressionnistes au château de Léry, l’ouverture d’un petit musée privé consacré à l’absinthe, boisson mythique de la Belle Époque, et plus récemment, le rachat par le Conseil général et l’ouverture au printemps 2004 de la maison du docteur Gachet. Cette mise en valeur s’est accompagnée d’une dynamique politique culturelle, ayant fortement augmenté l’offre culturelle de la commune tout au long de l’année.
La municipalité a également aménagé l’espace urbain en créant des circulations dites « douces », isolées de la circulation automobile, reliant entre eux les divers sites remarquables de la cité jusqu’aux berges de l’Oise. Ces circulations ont fait en outre l’objet d’un fleurissement collectif, les riverains étant invités à semer et entretenir les trottoirs et bas-côtés avec l’aide de la municipalité. Une halte nautique a également été installée le long de la rivière pour tirer parti du tourisme fluvial[12].
Cette politique a porté ses fruits, propulsant la commune en moins de dix ans parmi les plus visitées d’Île-de-France, attirant de nombreux touristes étrangers, américains et japonais notamment, attirés, à l’exemple de Barbizon, par ce village des peintres. Dans le même temps, le plateau du Vexin peint par les impressionnistes, dont les trois-quarts nord de la commune sont une composante, a été protégé, en complément du classement ancien du site, par la création en 1995 du parc naturel régional du Vexin français dont la commune est membre fondatrice.

Le XXIe siècle

Au XXIe siècle, la municipalité poursuit sa politique en encourageant la création d’une offre de logement à destination des touristes (hôtels et chambres d’hôtes) encore largement insuffisante dans le Vexin français. Elle se doit également de mieux canaliser les flux touristiques, le stationnement des cars de tourisme en particulier, afin d’éviter l’accroissement des nuisances pour les habitants de la commune.

Le 17 juin 2003, une vaste opération de police est mise en œuvre, entraînant l’arrestation de plus de 150 personnes au siège européen du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dominé par l’Organisation des moudjahidin du peuple iranien (OMPI, principal mouvement d’opposition armée au régime de Téhéran)[13]. Mais la cour d’appel de Paris a ordonné en moins de deux semaines la libération des opposants iraniens emprisonnés[14]’[15].

source : Wikipedia

Histoire de la ville d’Auvers-sur-Oise - (95430).

Chaponval

Chaponval, Auvers-sur-Oise

CHAPONVAL, quartier de la ville d’Auvers-sur-Oise - 95430

Vous êtes ici sur le site du quartier de Chaponval à Auvers-sur-Oise - (95430), dessus vous pourrez y trouver toutes les dernières news. Ainsi que quelques documents, retraçant l’histoire de Chaponval du début du siècle à aujourd’hui, ainsi qu’une rubrique cartes postales.

NUISANCES - VIADUC - PONT - PORT AUTONOME - CHAPONVAL

Ainsi que les préoccupations des habitants de ce quartier, problèmes de nuisances, installation d’un port autonome en face de Chaponval, et cerise sur le gâteau, un projet de pont qui c’est transformé en un viaduc, qui permettrais le franchissement de l’Oise. D’ailleurs ceci est un très vieux projet de plus de 40 ans. Qui resurgit, le but probable de ce viaduc, serait de faciliter l’accès à l’A15 des nouveaux habitants du nord du val d’Oise (Vallangoujard, Nesles-la-Vallée, etc…), et aux alentours de Méru, dont une partie de la population travail sur Paris. Et sont obligés de passer par Cergy, cela permettrais probablement à cette population, de gagner un temps non négligeable. Du fait du coup de l’immobilier galopant, un grand nombres de personnes ce sont excentrés de la ville, et achetés et construit sur cette zone géographique. Dont le trafic routier à augmenter au cours de ces 20 dernières années, cela est indéniable…

HISTOIRE - PATRIMOINE - CURIOSITE - CHAPONVAL

Le quartier de CHAPONVAL mondialement connut et visités par de nombreux touristes de toutes nationalités. Par les tableaux réalisés par Vincent van Gogh et Paul Cézanne et Camille Pissarro, dont un grand nombres de sites sont encore identifiables, jusqu’à quand ?, il serait bon d’en prendre conscience, ce patrimoine doit être absolument protégé de toutes attaques, architecturale, modification de l’aspect, etc…

Les principales curiosités sont :

« Les chaumes de Chaponval » situé rue et sente du Gré à Chaponval, peints par Vincent van Gogh en 1890, et semblable encore aujourd’hui en 2011, soit 2 tableaux de Vincent immortalisé.

« Le Castel Val », une demeure du début du siècle construite en 1903 par l’architecte Hector Guimard, une construction remarquable. Qui est la propriété aujourd’hui d’un privé Jean-Marc Plescoff et non public. Inscrite au monument historique depuis décembre 2006. Le classement évitera la modification de cette demeure.

« La Halte de Chaponval », fréquenté par Vincent van Gogh, qui aujourd’hui réalise une restauration italienne. Petit coin sympa, à l’abri du monde et au calme. Malheureusement excentré du centre ville, qui peu accueillir un grand nombre de clients.

« Les berges de l’Oise », lieu de promenade, qui vous permettra de vous promener en famille, et de vous rendre de Chaponval vers le centre ville d’Auvers sur Oise où sur Pontoise. Par l’intermédiaire d’un chemin de halage, qui en en mauvais état à certains endroits.

« L’île de Vaux », située en face du quartier de Chaponval, à été peint par le peintre paysagiste Charles-François Daubigny à plusieurs reprises. Qui est un lieu naturel, fréquenté par de nombreux peintres au début du siécle. Aujourd’hui menacée par l’implantation d’un port de autonome.

AUTRE LIEUX A CHAPONVAL

« L’école de Chaponval », Auteur du best seller « La Première gorgée de bière », Phlippe Delerm est aujourd’hui l’un des plus célèbres écrivains français, entré depuis peu dans le dictionnaire. Né à Auvers-sur-Oise, en 1950, c’est dans l’école de Chaponval qu’il a vécu ses premières années, où ses parents étaient instituteurs.

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Jean-Pierre VALLEE